Nouvelle année.
Nouvelle année oblige, on a vu fleurir sur les magazines et un peu partout des palmarès, récapitulatifs, du style : « les meilleurs films de l'année », « les événements qui ont marqué 2007 », etc. Ne comptez en tout cas pas sur moi, qui ne voit dans la nouvelle année qu'un simple changement de date, pour me livrer à des bilans de ce style.
J'ai repris les cours sans trop en avoir envie, vu le travail qui s'annonce pour trois semaines et le peu d'attrait qu'exerce mon école. J'ai tout d'abord commencé à me hérisser en entendant tout le monde se dire « bonne année » en arrivant. Je n'aime pas qu'on dise ça en se sentant obligé ; ça peut être sympa d'écrire ou de téléphoner si on veut souhaiter une bonne année à quelqu'un, mais les gens qui disent ça machinalement en se croisant dans la rue comme on dirait bonjour, franchement, non. Ça ne veut plus rien dire. Heureusement que ça ne dure que quelques jours.
Je n'ai pris de résolutions particulières pour cette année, car ça ne veut rien dire non plus. Je pense que je n'irai plus à l'association de vidéo dont je faisais partie, mais ça fait déjà quelque temps que c'est ainsi. J'avais fait un petit film une fois, mais je n'ai pas eu envie de faire grand-chose d'autre ; j'allais aux réunions sans rien faire, alors à quoi bon ?
Il faut aussi que je me trouve un stage pour cet été, et un chantier pour en faire le suivi, ce qui ne me motive même pas. En plus, je pense avoir pris du retard dans mes révisions, que je n'arrive jamais à rien. J'ai parfois l'impression de vivre sur une autre planète, et l'avenir me semble tout sauf radieux.
J'ai repensé à Nina, cette amie qui était dans ma classe en prépa et dont j'étais amoureux sans retour. Il y a un peu plus d'un mois, j'ai enfin réussi à accepter la situation, c'est-à-dire à réagir normalement vis-à-vis de ça. Avant, je passais par des phases de déprime, et par d'autres où ça allait mieux. Ça a duré deux ans, sans faiblir en intensité. J'ai été vraiment bouleversé par ça, mais c'était si irrationnel que je doute qu'on puisse le comprendre si on n'y a pas été confronté soi-même. Je voulais écrire quelque chose d'élaboré là-dessus, un long truc qui raconterait tout en détail, mais depuis que ça va mieux l'envie s'est vraiment estompée. Peut-être que je le ferai un peu quand même, avant que les souvenirs que j'ai en mémoire ne s'effacent avec le temps. Ce que je retiens de ça, c'est que j'ai éprouvé quelque chose que je ne ressentirai sans doute plus jamais, en tout cas pas de façon aussi forte dans les deux extrêmes. Et, franchement, c'est tant mieux. On ne peut pas vivre avec ça.
Cela fait un an que je n'ai pas revu Nina, mais on est resté en contact. J'espère toujours la revoir bientôt.
Je me demandais ce que je pourrais souhaiter d'original pour 2008 aux lecteurs éventuels qu'il reste, ou de passage qui tombent par hasard sur ce blog. Je ne sais pas. La santé, les trucs comme ça ? C'est ce que tout le monde dit, et à force on n'y pense même plus. Je pense que chacun devrait dire ce qu'il veut qu'on lui souhaite.
Je souhaiterais (dans le désordre) arrêter de perdre du temps, arriver à plus m'intéresser à mes études, faire de vrais rencontres, trouver une copine, arrêter de penser tout le temps à des tas de trucs, avoir un peu plus confiance en moi, etc., etc. Bref, tout ce qui a très peu de chance de se produire si je reste comme je suis (ou pas).
A brève échéance, j'attends la fin janvier, parce qu'il en sera fini des compos, qu'il y aura une semaine de vacances et que je pourrai me remettre à la lecture et aux visionnages de films en retard.
Je mettrai aussi le blog à jour, mais pas dans l'immédiat. Trop de choses à faire dans les prochaines semaines, mais ça va venir… En tout cas, avant l'année prochaine ! Promis.